PSYcause(s) LUI

« Lui » est psy.


 

En couple. Père. Fils... Et un rien borderline.


A cause de son père ? De sa mère ? De sa femme ?


Ou de ses patients ?

 

PSYcause(s)LUI met à nu la psyché masculine pour en ausculter
les fragilités.


 

Avec tendresse et cruauté.

LE MOT DE L'INTERPRÈTE

J’ai rencontré Josiane Pinson il y a une dizaine d’années. Je ne connaissais pas son travail. Je suis donc allé la découvrir dans Psycause(s) opus 1. J’ai immédiatement été bluffé par ce spectacle, par sa forme, son concept, son interprétation et son écriture. J’ai découvert une sublime actrice et un auteur génial. En sortant, je me suis dit « c’est tellement Woody Allenien ». Car la manière dont Josiane écrit est fine, intelligente, irrévérencieuse, cruelle et tendre. Je pourrais continuer la liste des adjectifs encore et encore... et j’ai pensé « quel pied cela doit être d’être seul en scène et de dire ces mots... »


Et puis nous nous sommes souvent croisés. Nous avons continué à suivre le parcours de l’un et de l’autre. Je crois que nous avons développé une relation extrêmement respectueuse du travail de l’autre. Que ce soit au théâtre ou sur les plateaux de doublage.


Je suis allé voir PSYsause(s) opus 2 trois fois et à chaque fois, je ne pouvais m’empêcher de me projeter... je m’imaginais sur scène, seul dans la peau de nombreux personnages. Sentiment d’extrême envie et de trouille absolue... Mais la peur est un moteur qui me convient bien et qui m’a toujours fait vivre les plus belles expériences.


Suite à un échange d’envies artistiques, Josiane m’a fait le cadeau de m’écrire un seul en scène : Psycause(s) Lui. Un seul en scène... pour moi. Quel cadeau ! Que Josiane Pinson m’ait écrit un seul en scène est un honneur, une immense fierté. À moi maintenant de glisser toute ma psyché d’acteur et ma carcasse d’être humain dans cet écrin si subtil qu’elle a composé pour moi.

Alexis VICTOR

LE MOT DE L'AUTEURE / METTEUR EN SCÈNE

Depuis un long moment Alexis Victor émettait le souhait que je le dirige dans un « seul en scène ».


L'idée était fort séduisante, mais la question restait entière : quelle matière ? Quelle thématique, quelle écriture allaient réussir à faire converger nos enthousiasmes respectifs ?


Et puis le hasard -ou pas- nous a apporté la réponse.


A l'issue d'une de mes représentations de PSYcause(s)2 - et comme à peu près chaque soir-, un spectateur m'a fait cette remarque : « les hommes sont les grands absents de vos spectacles ! »


Comme à l'ordinaire, j'ai répondu : j'écris sur ce que je connais bien, à savoir la complexité féminine puisque je suis une femme !


Il a suffi que je rapporte cet échange à Alexis pour qu'une petite flamme s'allume dans son œil... Car c'est bien cela qu'il attendait de moi.


Un « PSYcause(s) »... au masculin !


Euh... Oui avec plaisir... mais là c'est une autre affaire ! Comment parler de LUI,
cet étrange étranger ?!


Il me fallait sortir de mon univers très très féminin (et autobiographique pour une part) pour me frotter à la psychologie masculine.


Page blanche... Stress... Jusqu'à ce qu'une petite voix me glisse à l'oreille : « et si tu partais du postulat que l'homme est une femme comme les autres ? Si tu pensais tes mots dans la bouche et dans la tête de LUI ? »


Ainsi donc est né le texte de « PSYcause(s)LUI ». Construit sur le même modèle que la trilogie de PSYcause(s) : un psy borderline et ses patients. Leurs névroses, leurs certitudes, leurs failles et leurs contradictions en effet miroir, prétexte à dresser le portrait universel de la psyché masculine.


Pour la metteuse en scène, il va maintenant s'agir de guider, d'accompagner l'acteur pour que nous accouchions ensemble de notre beau bébé. D'emmener Alexis là où on ne l'attend pas. Là où il ne s'attend pas. Pour troubler, faire rire, secouer ou émouvoir le spectateur surpris de se reconnaître ici ou là. En coloriant les multiples nuances et zones d'ombre des protagonistes coincés entre machisme et féminité, force et faiblesse, liberté et aliénation, au fil de portraits d'hommes égrenés ça et là comme les pièces d'un puzzle.


Une autre gageure m'attend : faire de ce « PSYcause(s)LUI » un objet théâtral original, sans tomber dans l'écueil d'un « copier/coller » de la trilogie de PSYcause(s).


Ma mission sera donc de servir Alexis. D'être digne de sa confiance. Et de lui offrir un écrin bien à lui pour donner corps et vie à l'Homo Sapiens dans toute sa complexité.


Josiane Pinson

ALEXIS VICTOR


Après avoir reçu un premier prix d'interprétation au Conservatoire de St Germain en Laye, Alexis Victor poursuit sa formation théâtrale à l'Atelier
de Blanche Salant et de Paul Weaver.


Il joue ensuite des auteurs tels que Molière, Racine, Musset et Euripide.


En 2007, il co-traduit, produit et interprète "Le Monte-Plats" de Harold Pinter mise en scène par Mitch Hooper au côté de Anatole de Bodinat. Ce spectacle sera un succès public et critique. Il joue ensuite plus de 500 fois dans "Amour et Chipolatas" de Jean-Luc Lemoine mise en scène par Xavier Letourneur. En 2010, il rejoint la troupe du "Repas des Fauves", spectacle qui a obtenu 3 Molières en 2011 (Meilleur spectacle, meilleure mise en scène, meilleure adaptation). Il y interprète Pierre, un soldat qui a perdu la vue sur le front. Il joue ensuite au théâtre Daunou dans « Venise Sous la Neige » de Gilles Dyrek et au Café de la gare dans « Noel au Balcon » de Gilles Dyrek puis à Avignon chez Théâtre Actuel en été 2016. Il a également co-traduit avec Jean-Marc Pannetier la pièce « All new people » de Zach Braff.


Il est également la voix française d’acteurs prestigieux tel que Bradley Cooper, Jude Law et James Mc Avoy.

PSYcause(s)3 revient

A compter du

18 janvier 2020

Tous les samedis à 17h

à la SCÈNE PARISIENNE